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L'écologie comme nouveau paradigme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Longtemps, l'écologie n'a pas été prise au sérieux par la société. C'était un sujet de railleries, supposé être réservé aux « doux rêveurs écoutant chanter les oiseaux en s'éclairant à la bougie ». Le temps qui passe donne de plus en plus raison à ces doux rêveurs et conduit les autres à se convertir, parfois malgré eux, parfois superficiellement, à cette science, à cette compréhension du monde. Dans cette démarche, le pouvoir se contente en général de plaquer un vernis vert sur une société qui, elle, dans son esprit, ne change pas. C'est simplement la mode du moment. L'écologie devient alors une variante supplémentaire dans une logique fondée sur la croissance. On fera des dépenses vertes, de l'investissement vert, de la consommation verte, en sorte de relancer la croissance, ce qui permettra sans doute d'inventer la pollution 100% écolo... Ainsi de la voiture électrique, supposée être écolo et qui ne l'est pas (voir ci-dessous), de la dématérialisation numérique censée préserver les forêt en évitant d'imprimer des documents, alors que c'est un gouffre à énergie, etc.

Agir ainsi, c'est penser le monde de demain avec les références intellectuelles d'hier. Si l'on s'autorise une prise de recul par rapport à notre civilisation, on peut y distinguer trois conceptions successives du monde, depuis deux millénaires : la chrétienne, l'humaniste et l'écologiste. La conception chrétienne est fondée sur une religion qui imprègne l'ensemble de la société. Elle est organisée autour d'un dieu unique qui occupe une position centrale. Tout émane de lui, tout revient à lui. Il s'incarne dans un lieu de culte, l'église, elle-même géographiquement centrale (« l'église au milieu du village »). La Renaissance introduit une nouvelle forme de pensée, l'humanisme, qui influencera ensuite le Siècle des Lumières, et rebondira dans des événements comme les révolutions française et industrielle. Sans renier dieu pour autant, du moins dans un premier temps, l'humanisme place cette fois l'homme au centre du monde. Léonard de Vinci en a laissé une image symbolique avec le dessin de l'homme de Vitruve, celui qui est la mesure de tout, dans l'art comme dans la pensée. C'est l'époque où l'on débat avec force pour savoir si c'est le soleil qui tourne autour de la terre ou bien l'inverse. On va dès lors mesurer le monde à l'aune de l'humain. Comme la religion, cette vision demeure hiérarchisée, centrée sur un dominant. C'est dans ce cadre que la monarchie absolue de Louis XIV, par exemple, met en œuvre le jardin à la française, comme Versailles, qui est un ordonnancement de la nature selon le point de vue d'une personne. Nous sommes toujours dans la logique hiérarchique de la domination d'un seul, un dieu ou un roi soleil, qui est conçu comme le centre de la société, du monde, dont tout émane et auquel tout revient. Cette domination sur la nature par le jardin à la française se généralise avec la Révolution industrielle. C'est une domination matérielle du monde et une exploitation de l'ensemble de la nature au profit d'un seul de ses membres, l'être humain, qui se conçoit comme central et supérieur.

Dans l'écologie, par opposition aux conceptions antérieures, il n'y a pas de centre. Voilà pourquoi c'est un nouveau paradigme. C'est une nouvelle conception du monde parce que c'est d'abord une nouvelle donne scientifique. Il n'y a pas de centre et tout est lié. On prend conscience des multiples interactions qui unissent le vivant. C'est l'exemple de l'effet papillon. Pour accéder à la vérité, au réel, il faut penser global, à 360°, en trois dimensions, dans l'espace et la durée, des causes aux conséquences, et inversement, identifier les multiples liens qui unissent le vivant et comprendre leur interaction complexe. Vaste programme... que l'on ne peut qu'approcher car le réel est sans cesse en mouvement, et il n'a pas de limites à cause des notions temporelles et spatiales d'infini (infiniment grand, infiniment petit...). Ce qui vaut pour le vivant est aussi valable pour une société ; tout se tient, les individus et le collectif, à l'image d'un jeu de mikado : déplacer un bâtonnet, c'est en faire bouger d'autres. Le réel est une immense toile d'araignée, ce que les Anglais appellent web, qui a donné son nom à internet. L'usage de cet internet permet à chacun de comprendre la logique du fonctionnement en toile, en réseau. Le monde passe d'une vision de l'unique (dieu, l'homme) au multiple, de la centralité au réseau. Bien des difficultés actuelles, notamment celles relatives à l'environnement, tiennent à un décalage dans le temps : la plupart d'entre nous continuent de penser le monde et les défis d'aujourd'hui avec les schémas d'hier.

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"L'homme de Vitruve", dessiné par Léonard de Vinci, témoigne de l'humanisme de la Renaissance : l'homme comme mesure de toute chose.
 
 
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Changement climatique : l'effet boule de neige

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand une boule de neige roule sur une pente, elle grossit au fur et à mesure, en prélevant une épaisseur de neige sur son chemin. Plus elle grossit, plus elle roule, et plus elle roule, plus elle grossit. C'est l'effet boule de neige, qui désigne un phénomène exponentiel. En matière de changement climatique, plusieurs effets boule de neige sont en cours. Le plus connu concerne la fonte des glaces.

La hausse des températures entraîne la fonte accélérée des glaciers, qui est en partie à l'origine de la montée des eaux dans les mers et les océans. Dans ce processus, une question de couleur intervient. Le blanc réfléchit les rayons solaires, tandis que le noir les absorbe. Ce qui signifie que le blanc renvoie la chaleur des rayons solaires, par opposition au noir. C'est pour cela que les vêtements d'été sont clairs et ceux d'hiver sombres. La glace et la neige sont blanches. Elles contribuent donc à renvoyer la chaleur en provenance du soleil et à maintenir des températures froides. Lorsque la glace fond, elle laisse la place à la surface sur laquelle elle se trouvait, une surface qui peut être la terre ou l'océan. Dans les deux cas, cette surface est sombre. Dès lors, plutôt que de réfléchir les rayons solaires, comme le faisait le glacier, elle va les absorber, et absorber avec eux la chaleur. La terre et la mer se réchauffent donc par ce processus. Ce réchauffement entraîne une fonte des glaciers, ce qui réduit les surfaces blanches au profit des surface sombres, d'où emmagasinement de la chaleur et nouveau réchauffement. C'est un processus qui se nourrit lui-même dans une logique d'emballement. La boule de neige.

Là où l'on craint aussi un effet boule de neige, c'est en Sibérie. Le sol y est gelé en permanence, ce qui maintient en terre des quantités de méthane dont cette région est riche (et des virus...). Or, le méthane est un des pires gaz à effet de serre. Le réchauffement climatique devrait faire fondre le gel et libérer le méthane, qui va dès lors rejoindre l'atmosphère et accélérer l'effet de serre, d'où poursuite du dégel et de la libération du méthane.

Une autre exemple se niche dans des catastrophes climatiques de plus en plus fréquentes : les feux de forêt. Désormais, chaque année, la forêt californienne brûle pendant des semaines. L'Australie aussi connaît d'interminables feux de forêts. Quelles en sont les conséquences ? La forêt est un puits de carbone. Elle absorbe une partie des gaz à effet de serre émis par l'homme et elle les stocke durablement. A l'inverse, quand les arbres brûlent, ils libèrent le carbone qui monte dans l'atmosphère pour aller participer au phénomène d'effet de serre, donc de réchauffement climatique. De plus, une fois que la forêt a brûlé, il ne reste plus d'arbres pour poursuivre l'action de capture du carbone. Il faut attendre qu'il en repousse, à supposer que les incendies annuels leur en laisse le temps. Ainsi, le changement climatique entraîne ces feux de forêt, qui accélèrent l'effet de serre, qui lui même modifie encore plus le climat, et ainsi de suite.

Les conséquences de ces incendies ne se limitent pas à cela. Par leur caractère massif, ils tuent toute la vie sur des superficies considérables. Disparition des végétaux, des insectes, des oiseaux, des mammifères... Si certains parviennent à s'échapper, encore faudrait-il qu'ils retrouvent un milieu susceptible de les accueillir. Même constat négatif pour le règne minéral. La terre est mise à nu par le feu. La pluie et le vent peuvent alors entraîner la partie arable du sol vers les vallées, voire les océans, en réduisant la fertilité des sols dénudés. De fortes pluies peuvent aussi provoquer des coulées de boue, la végétation n'étant plus là pour fixer les terres. Enfin, ces incendies provoquent la ruine de la sylviculture puisque les arbres brûlés, qui mettent des décennies à pousser, ne peuvent plus alimenter la filière économique du bois.

Il n'y a pas que les forêts lointaines qui souffrent. En Europe, le changement climatique tue les arbres. La multiplication des canicules et le stress hydrique fragilisent les forêts, qui deviennent la proie des insectes ravageurs. Les conifères meurent par milliers. Les feuillis aussi sont touchés par les aléas climatiques, la quantité de bois mort y étant en forte croissance ces dernières années. Aujourd'hui, une partie de la forêt européenne est d'ores et déjà morte. Ces arbres qui sèchent sur pied, ne peuvent plus absorber le carbone. Dès lors, on retrouve là le même phénomène d'emballement qu'avec les incendies californiens : changement climatique, d'où mort d'une partie de la forêt, d'où augmentation de l'effet de serre, d'où changement climatique, etc.

L'effet boule de neige est le signe d'un emballement du changement climatique, d'une situation qui devient de plus en plus hors de contrôle. Cela est d'autant plus vrai que le mécanisme de l'effet de serre implique un décalage dans le temps. En effet, les gaz à effet de serre ont une durée de vie qui peut être relativement longue. Leurs effets s'étalent donc dans le temps, une fois qu'ils ont été rejetés dans l'atmosphère. Le climat que l'on connaît aujourd'hui n'est pas la conséquence de nos rejets de gaz à effet de serre actuels, il est la résultante de nos rejets du passé. Dès lors, si l'on agissait maintenant sur ces émissions, les effets ne pourraient s'en faire sentir que plus tard. Donc, la modification actuelle du climat, jusqu'à un certain délai dans le futur, est par nature hors de contrôle, on ne peut plus l'infléchir puisqu'elle résulte de nos actes passés. Le phénomène se nourrit de la pollution déjà libérée par l'homme pendant les années écoulées.

Ajoutons à cela que l'addition des différents effets boule de neige conduit à un autre phénomène, bien connu dans la santé humaine, l'effet cocktail. Car une boule de neige seule, ce n'est qu'une boule de neige, quatre boules de neige, ça pourrait devenir une avalanche. Chacun de ces phénomènes est susceptible de renforcer les autres, de les stimuler, et d'être lui-même amplifié par les autres. Ils interagissent. Tout cela nous ouvre les portes d'un avenir passablement incertain.

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La voiture électrique : une imposture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela doit faire maintenant une quarantaine d'années que les médias présentent la voiture électrique comme la solution écologique à l'avenir de l'automobile, comme si l'électricité tombait du ciel, pure et inépuisable. Pour l'anecdote, on notera que la voiture électrique existe depuis bien plus longtemps que cela ; on notera aussi qu'aujourd'hui, elle ne représente encore et toujours qu'une infime partie du parc automobile mondial.

Pour plusieurs raisons qui semblent échapper aux journalistes, génération après génération, la voiture électrique n'est nullement un progrès écologique par rapport à la voiture à moteur thermique. En voici le détail :

  1. Que le moteur d'une voiture soit électrique ou thermique, il lui faut une source d'énergie pour tourner. Dans le cas du thermique, c'est le pétrole. Dans le cas de l'électrique, cela dépend de la manière dont le pays où roule le véhicule produit son électricité. Dans la majorité des pays de la planète, cette électricité provient des énergies fossiles, en particulier du charbon. En Europe de l'Ouest, elle provient beaucoup du nucléaire. Il faut bien comprendre que l'électricité n'est pas la source primaire d'énergie du véhicule, mais un vecteur. Ce n'est pas parce que la voiture n'a pas de tuyau d'échappement qu'elle ne pollue pas. On ne fait que déplacer la pollution vers les centrales thermiques ou nucléaires, c'est-à-dire depuis le centre des villes où roulent des véhicules électriques vers les campagnes ou les banlieues où se dressent les centrales électriques (la voiture aux riches, la pollution aux pauvres...). S'il s'agit d'une centrale à énergie fossile, cela ne change rien sur le principe de la pollution par rapport à un moteur thermique puisque dans un cas on brûle du charbon et dans l'autre du pétrole. S'il s'agit d'une centrale nucléaire, il n'y a pratiquement plus d'émissions de gaz à effet de serre, c'est donc beaucoup mieux ; par contre, d'autres problèmes se posent, en matière de risque d'accident et de gestion des déchets.

  2. Les voitures électriques ne représentent qu'une petite fraction du parc automobile. Leur impact est donc limité. Si l'on voulait en faire la voiture de demain, il faudrait être capable d'alimenter tous ces véhicules en électricité. Voilà qui suppose une forte augmentation de la consommation électrique. Pour y faire face, il faudrait, par conséquent, augmenter fortement la production. Comment ? En construisant de nouvelles centrales nucléaires ? En rouvrant des centrales au charbon ou au pétrole ? En couvrant la terre entière d'éoliennes ?

  3. L'autonomie de la voiture électrique se mesure à ses batteries. Or, ces batteries sont polluantes, tant à la fabrication qu'à la destruction. Elles demandent l'usage de matériaux plus ou moins rares, qu'il faut extraire du sol, en Asie ou en Amérique latine ; et ces batteries deviennent toxiques si elles sont abandonnées dans la nature après usage. Le bilan écologique d'un véhicule ne se juge pas qu'à sa consommation de carburant. C'est une mesure globale qui intègre la construction de la voiture, au regard de l'énergie déployée et des différents matériaux réunis, et qui tient compte aussi de sa fin de vie, selon ce qui doit être recyclé ou mis en décharge.

  4. Une pollution ignorée dans l'usage des véhicules automobiles tient dans les phénomènes d'abrasion. Il y a quelques années, on a procédé au remplacement des plaquettes de frein en amiante par des plaquettes en acier. Les premières étaient cancérigènes. Un autre phénomène d'abrasion concerne les pneumatiques. L'usure des pneus disperse des particules fines qui pourraient représenter une source de pollution inquiétante. Face à ces phénomènes, la voiture électrique ne représente aucun progrès par rapport au véhicule thermique puisque tous deux ont recours au même mode de locomotion sur roues.

  5. Enfin, on peut encore avancer que la voiture électrique n'est nullement une solution aux embouteillages et aux problèmes de parking, ni à l'insécurité routière ou au bétonnage et à l'asphaltage massif du sol dus à l'omniprésence de la circulation automobile. Ces problèmes se résolvent par le recours à des modes de déplacement alternatifs (transports en commun, vélo...) et à un autre aménagement du territoire.

Le seul véritable progrès écologique dans la traction automobile serait le véhicule autonome, c'est-à-dire la voiture qui se déplacerait uniquement grâce à l'énergie des panneaux solaires qui en couvriraient le toit. Tant qu'on n'en arrive pas là, l'électricité n'est pas la solution. Dans certains domaines, ce serait même plutôt l'inverse. Alors pourquoi un tel bourrage de crâne à ce sujet depuis des décennies ? Par bêtise pure ? Pour accorder un pseudo label vert au lobby automobile ? Pour favoriser le nucléaire qui devrait profiter d'une hausse de la demande en électricité ?

 
 

Le terrorisme est-il l'avenir de l'écologie ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le terrorisme est une vieille histoire. Pour s'en tenir à l'époque récente, on se souviendra qu'avant qu'il soit quasiment monopolisé par l'islamisme, il avait été employé, en Europe, par l'extrême-gauche, par l'extrême-droite, par des mouvements de libération nationale ou des groupements régionalistes. Peter Ustinov avait cette formule : « Le terrorisme est la guerre des pauvres, la guerre est le terrorisme des riches ». Le terrorisme est surtout l'arme que ceux qui ne peuvent pas arriver à leurs fins par d'autres moyens, et qui n'y parviennent d'ailleurs pas forcément par ce truchement. C'est quelque part une arme du désespoir.

Le prochain désespoir ne sera-t-il pas écologique ? Trois éléments pourraient interagir dans ce sens. Il y a l'aggravation sans précédent des méfaits de l'homme sur la planète et les conséquences dramatiques qui ne cessent de nous être annoncées à chaque nouvelle étude scientifique. On appréhende une extinction massive des espèces, un écocide (un million d'espèces vivantes menacées de disparition), une planète qui va devenir, et cela durablement, de moins en moins vivable pour des motifs climatiques (la banquise fond chaque année un peu plus, les canicules deviennent la règle), une poubelle à plastiques (6 milliards de tonnes dans la nature, le double dans trente ans), etc. L'humanité a connu des crises en tous genres, y compris les pires, mais il lui restait toujours une opportunité pour rebondir, après. Ici, les processus s'enclenchent sur le long terme et pourraient, pour certains, être irréversibles. Et, dans cette logique, le plus grand danger pour la vie sur terre, c'est le genre humain. Le second élément à prendre en compte est la marche de la société. La population croît de manière exponentielle, la consommation et la production suivent la même voie. Le modèle dominant est le modèle productiviste, consumériste. L'homme en veut toujours plus, aussi bien le pauvre, qui passe la Méditerranée pour rejoindre les pays riches, que les milliards d'Asiatiques, en marche pour égaler le niveau de vie occidental, que l'Occident lui-même, qui ne rêve que de SUV, de 5G et de tous les gadgets techniques de la société de consommation. A côté d'eux, troisième élément, la minorité occidentale conscientisée à l'écologie. C'est bien une minorité. Oui, il y a des jeunes dans les rues de temps à autre, oui les politiciens en parlent, oui le monde de l'entreprise aime à se repeindre en vert à coup de publicités. Dans les faits, les convaincus d'écologie, ceux qui mangent bio, qui votent vert, ne représente que quelques pourcents de la population. Et encore, en Europe de l'Ouest seulement. Ailleurs, c'est pire.

Or, cette minorité militante a bien conscience de ce qui attend l'homme et sa planète dans l'avenir. Elle a aussi bien conscience de ce qu'il faudrait faire pour l'éviter, ou de ce qu'il aurait fallu faire, parce qu'il est déjà bien tard. Mais elle n'est qu'une minorité et certains s'en rendent bien compte. Que faire quand on est convaincu que l'on a raison, qu'il est urgent d'agir radicalement pour changer de cap et, qu'en même temps, la majorité n'en prend pas la direction ? C'est probablement ce qu'ont dû se demander, un jour, les brigades rouges, l'IRA, l'OLP, l'ETA et d'autres mouvements qui ont opté pour le terrorisme, du moins à un moment de leur histoire pour certains d'entre eux. Il est probable que l'idée finira par germer dans des cerveaux écologistes, parce que l'enjeu est de taille puisqu'il s'agit de défendre la terre, la vie, l'humanité. Elle aura certes plus de mal à y pousser car les verts sont généralement pacifistes. Fondé au Canada dans les années 1970, le mouvement Greenpeace avait toutefois choisi d'associer les paroles et les actes, et continue de le faire. Plus récemment, c'est en Angleterre qu'a vu le jour Extinction Rébellion, qui agit par l'obstruction et la désobéissance civique. Le prochain mouvement écologiste sera-t-il plus radical ?

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